Jeu du mois de novembre : Ajouté le 3/12/2007 à 23:48
L’histoire de Ruben. Ruben était le benjamin d’une famille de 12 enfants. Ses parents l’avaient eu sur le tard, le jour où ils s’étaient rendu compte que tous les soirs, lors du repas familial, ils étaient 13. Comme le père était plutôt superstitieux, il se dirent que pour éviter le mauvais sort, il serait préférable qu’un 14e convive intègre le repas. Déjà qu’ils habitaient le 13e étage d’une tour, je ne vous dis pas l’état de la famille quand arrivaient les vendredi 13. C’est l’histoire bien surprenante de l’arrivée sur terre de Ruben. Ruben grandira donc porteur de cette curieuse genèse personnelle. Le père travaillait âprement, il faut bien gagner sa croûte n’est-ce pas ? Surtout pour nourrir 14 personnes.La vie n’était pas facile pour le petit dernier. Il était le bouc émissaire de ses aînés : « Ruben va vider les poubelles, Ruben pousse-toi de là, Ruben va faire la vaisselle, Ruben c’est toi qui a cassé le pot de confiture… » Si Cendrillon avait été un homme, nul doute, elle se serait appelée Ruben. Mais Ruben était un garçon fier, comme un pape. Jamais aucune jérémiade en public, aucune plainte. Il acceptait son sort et ce n’est que le soir, enfermé dans sa chambre qu’il laissait aller ses larmes. Cela devenait alors un vrai déluge, il se mettait à pleurer comme une vraie madeleine. Puis il se répétait : demain est un autre jour, à chaque jour suffit sa peine, et il s’endormait paisiblement. C’est ainsi que se déroulèrent ses 14 premières années de vie. Jusqu’à cette journée qui allait décider de son destin. La fête foraine s’était installée en ville et parmi les attractions : une montgolfière proposait pour un coût raisonnable des baptêmes de l’air. Comme poussé par une force invisible, Ruben sût que cette montgolfière serait pour lui comme une révélation : c’est pas moins de 6 mois d’argent de poche qu’il investit dans l’opération. Le soir, il rentra chez ses parents et il leur annonça la grande nouvelle : « papa, maman, je serai pilote de ligne.» Silence. Le visage du père se crispa, sa pomme d’adam saillait sur sa gorge. Et puis l’ouragan éclata, jamais encore le père ne s’était mis dans une telle colère, une véritable apocalypse : « comment, monsieur s’imagine qu’on va lui payer des études, monsieur se prend pour le centre d’intérêt du monde, pourquoi pas président de la république ou prix Nobel de la paix ? tu iras travailler à l’usine, comme ton père. Tu te prends pour qui ? Des bons samaritains ? Tu veux semer la zizanie à la maison ? J’entends déjà tes frères et soeurs : tu lui paies des études, nous aussi on voudrait en faire. Tu nous prends pour Crésus, depuis des années nous sommes pauvres comme Job parce qu’il faut nourrir, vêtir, élever 14 enfants, et voilà ta gratitude ? » Ruben compris ce jour-là que l’on était rarement prophète en son pays encore moins dans sa famille. Ce sont souvent les plus proches de vous qui vous comprennent le moins. Il sût désormais qu’il ne lui faudrait compter que sur lui-même… Dans l'histoire que tu viens de lire, saurais-tu retrouver les expressions et termes issues de la Bible ? Quelques références pour t'aider : 1 Matthieu 13, 24-30 2 Genèse 35, 16-18 4 Matthieu 13, 57 5 Lévitique 16, 20-22 6 Genèse 3, 17-19, 2 Th 3, 10 7 Eccl 3, 1-11, Jn 2, 4, Héb 3, 7-8 8 Matthieu 6, 33-34 9 Matthieu 7, 15-20 10 Matthieu 22, 17 11 Luc 10, 33 12 Jean 20, 11 13 Genèse 6, 17 14 Exode 23, 10-11 15 Matthieu 27, 24 16 Matthieu 10, 26-27
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